C’est l’histoire d’une gang d’ami·es qui chante le quotidien – et dont le quotidien est devenu chanson. Depuis 2016, comment debord fait proliférer ses grooves bien québ à une échelle de plus en plus vaste, incitant des foules toujours grandissantes à se joindre à chaque tour de piste : une bande avenante et décontractée, qui est là pour vous faire danser.
La musique de comment debord, c’est tout simplement un reflet de la personnalité de ses membres. Les sourires accueillants, la nonchalante candeur, avec une petite envie de s’amuser sur le side : on le ressent d’emblée dans les chansons, et toujours de plus en plus. L’idée, ça a toujours été de faire un projet de band – de jam band : et pour ça, il faut développer, entretenir et faire la part belle à la complicité. Et c’est à la somme de tout ça que carbure le giron de Rémi Gauvin (voix et guitare), Olivier Cousineau (batterie et voix), Etienne Dextraze-Monast (basse et voix), Karolane Carbonneau (guitare électrique et voix), Willis Pride (claviers et voix), Alex Guimond (voix) et Lisandre Bourdages (percussions et voix).
C’est le funk, le disco et le yacht rock ainsi que l’impératif désir de chanter la langue d’ici – comme les Desjardins et Lafleur peuvent si bien le faire – qui ont façonné les premiers allants de la formation. À travers ces aubes d’exploration et de professionnalisation (enregistrements indépendants préalables, passages encouragés vers les concours, fondatrices présences sur les radios universitaires), comment debord s’est défini : capable de ballades rock intimistes aussi bien que de lignes de basse et congas qui donnent envie de bouger, carburant aux références culturelles et topographiques montréalaises en étant tour à tour touchant et amusant.
Repéré par l’estimée bannière Audiogram, le groupe prend les moyens de ses ambitions pour concrétiser son album initiateur. Réalisé par Warren C. Spicer (Plants and Animals, Unessential Oils, Chocolat), comment debord est capté sur ruban analogique, surtout en prise directe / tout le monde en même temps, afin d’évoquer l’énergie qu’ont les pièces sur scène. Lancée à l’automne 2020, cette collection lui vaut trois nominations à l’ADISQ (Groupe ou duo de l'année, Révélation de l'année ainsi qu'Album de l'année – Alternatif) en plus de lui mériter la bourse Découverte Bell Média 2021. La proposition est aussi adoptée avec enthousiasme côté public : d’emblée, les salles sont remplies de part et d’autre, les paroles entonnées, et les nombres se font toujours croissants – comme quoi l’offre bien québ résonne aussi bien en Gaspésie qu’au Saguenay et en Abitibi.
Chemin faisant, les membres apprennent à se connaître davantage – comme musicien·nes, comme humain·es – et à amplifier une connivence qui se transpose grandement lorsque vient le temps de composer. En résulte monde autour (2023), une deuxième offrande écrite en confinement, qui est intrinsèquement marquée par les tristes incidences qui en découlent autant que par la féroce envie de se retrouver – en ressort notamment « blood pareil », hymne au vivre ensemble qui est à ce jour le plus grand hit de la formation. De plus en plus dansant, le spectacle qui s’ensuit est présenté une cinquantaine de fois, dont dans un Club Soda bien rempli et en plateau double avec Bon Enfant au MTelus. Récoltant six nominations à l’ADISQ 2024 (notamment dans les prestigieuses catégories Album de l’année – Choix de la critique, Album de l’année – Pop et Chanson de l’année pour « blood pareil »), comment debord se voit aussi décerner le Lucien de l’Album indie pop au GAMIQ 2024 et le Prix Espoir FEQ en 2025.
Et la suite se dessine toujours : fort de la route parcourue à faire groover le Québec de bord en bord, le groupe distille ses meilleurs éléments de party en pesant fort sur son bouton disco / funk / yacht rock afin de rappliquer avec un troisième disque ondoyant, attendu sous Audiogram au courant de 2026.